Le 8 avril 2009
Texte rédigé à la manière de Virgil Tanase (ponctuation, participe présent…). L’accroche (en italique) est de l’auteur, la suite a été rédigée par Ema et Estelle. Le thème est l’immigration clandestine en Europe…
Lorsque repartit le train, les quelques voyageurs qui s’étaient attardés sur le quai disparurent, ainsi, à perte de vue personne. Loin seulement ou, plus exactement, floue, comme derrière une vitre dans le brouillard, cachée par la brume du petit matin, sur une sorte de socle en fer, une passerelle peut-être. La brume persistait encore parmi les oiseaux.
Je distinguai une silhouette grisâtre ; emmitouflée par le brouillard qui me faisait face de l’autre côté…ailleurs, là-bas. Svelte, l’ombre portait des paquets ou des sacs, je ne sais. Posant un pied vers l’Ailleurs, cette passerelle, d’un pas mal assuré…elle tangue. Elle hésite… L’horloge fonctionne, impeccablement. Son tic-tac résonne par à-coup, rythmant les pas de celle qui se dessine au fur et à mesure ; elle s’avance, insignifiante…Une femme peut-être à en juger ses fines lignes et ses hanches marquées.
Peut-être faut-il qu’il y en ait qui sortent pour que d’autres puissent entrer ? Eden qui refoule et qui accueille, où vont et viennent les êtres, errant… Peut-être qu’Elle connaîtra le bonheur de mon côté…je ne sais…
Les fleurs, encapuchonnées sous la neige et mes enfants sur ma poitrine qui se déchire…je pleure…cette horloge qui ne s’arrête pas, jamais. Nos regards se sont croisés je crois, et la brume persistait, blanche parmi les gros becs.
Et, autour de nous, ce flou…Derrière, la gare était déserte… Et devant sait-on vraiment ce qu’il y a ?
Ema Catté et Estelle Jean, classe de 3°1