Le 22 juin 2006
L’histoire du boulier débute au début de notre ère par le boulier romain.
Il fut employé dans les écoles communales françaises au XIX° siècle pour apprendre à calculer.
Quand l’habitude est prise, il est beaucoup plus rapide de faire des calculs à l’aide d’un boulier que par écrit, et même à la calculatrice.
En 1945, un comptable japonais muni d’un boulier battit, lors d’un match comportant de nombreuses opérations, un Américain utilisant une calculatrice électronique.
Les asiatiques considèrent encore le boulier comme le principal instrument de calcul courant ; c’est un outil indispensable pour l’écolier, le commerçant, le fonctionnaire.
Il existe essentiellement trois types de bouliers :
Le boulier chinois est formé de tiges séparées en deux par une barre transversale.
La partie inférieure compte 5 boules, la partie supérieure 2 boules. Chaque tige correspond, de droite à gauche, respectivement aux unités, dizaines, centaines, milliers etc...
Le boulier japonais ressemble au boulier chinois, mais il comporte 4 boules dans la partie inférieure et 1 boule dans la partie supérieure.
Le boulier russe comporte 10 boules enfilées sur des tiges.
Fabriqué de manière artisanale, le boulier se vendait en 1987 à plus de 800 000 exemplaires au Japon.
La plus grosse entreprise de fabrication de bouliers se trouve à Taïwan : la Strong Stationery Co. Elle fabrique et vend près de 200 000 bouliers par an depuis 1961.